Un dialogue entre science et citoyenneté

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La toute nouvelle fédération FNE BOURGOGNE
a organisé à Dijon une journée-débat sur le Changement climatique et les impacts sur l’eau
et les milieux aquatiques
dans les bassins Seine-Normandie et
Rhône-Méditerrannée

de gauche à droite : Isabelle Beuniche (Adret-Morvan), Gérard Clémencin (UFC Que Choisir Bourgogne),  François-Marie Pellerin (réseau Eau de FNE), Bernard Krempp (SEDARB).
Photo Photo du haut : de gauche à droite : Annick Bernardin-Pasquet (FNE Bourgogne), Catherine Schmitt (FNE Bourgogne), Yves Richard (CRCB), Eric Sauquet (IRSTEA), Anne-Cerise Tissot (Alterre-Bourgogne), Gilles Billen (CNRS UPMC), Vincent Godreau (ONF Grand Est), Abelardo Zamorano (FNE Bourgogne) et Florence Habets (CNRS UPMC) absente de la photo.

Un dialogue entre science et citoyenneté

La journée du 10 octobre 2015 a été passionnante pour les associations de Bourgogne et de Franche-Comté et les élus présents pour comprendre les enjeux du changement climatique dans le monde (GIEC), en France et en Bourgogne-Franche-Comté et mesurer les effets sur la ressource en eau.
La région Bourgogne, ligne de partage des eaux, est implantée sur 3 bassins versants différents.
Ces secteurs karstiques en tête de bassins sont déjà confrontés aux pollutions agricoles diffuses et aux assecs. Tous les acteurs – tous secteurs confondus – devront réfléchir à d’autres pratiques pour atténuer les dérèglements climatiques et s’y adapter.
Un panel de chercheurs ont informé des évolutions climatiques dans le monde (GIEC), en Europe et en Bourgogne et présenté leurs travaux. Les agences de l’eau ont dressé un bilan de l’état des masses d’eau des deux bassins hydrographiques. Les organismes de recherche ont présenté le plan d’adaptation Rhône-Méditerranée et le programme de recherche HYCCARE, à l’échelle d’un Sage, en Bourgogne. Tous ont ouvert des perspectives pour modifier les pratiques. Il a été démontré que l’agriculture raisonnée avait atteint ses limites et que l’agriculture biologique répondrait aux attentes environnementales et sociétales.
Une attention particulière a été donnée à la forêt et à son rôle irremplaçable en tant que régulateur et filtre de l’eau, mais aussi pour ses capacités à stocker et recycler le carbone et les polluants atmosphériques, fonctions que les plantations, dont l’écosystème est ultra-simplifié et fragilisé, sont incapables d’assumer face aux dérèglements climatiques.
L’urgence climatique, c’est aussi préserver / restaurer les forêts qui couvrent 30% de la Bourgogne.
Tout au long de la journée un public motivé a pu échanger avec les chercheurs dans une ambiance simple et conviviale.

Une table-ronde a permis d’exprimer les attentes sociétales, les réserves par rapport à la COP 21, les inquiétudes exprimées sur l’industrialisation de la forêt, de dénoncer les inégalités des aides – en particulier pour la recherche – allouées à l’agriculture biologique.

Gilles Billen a clôturé la journée en constatant la motivation de la nouvelle fédération qu’il a remerciée pour l’organisation de cette rencontre entre chercheurs et société civile. Il a transmis à l’auditoire l’espoir, en cette période charnière, de prendre sa destinée en main et de changer la donne.

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